Jean-Luc photographie “non pas de simples exemplaires de l’Homme en général,
mais des gens de ce pays-ci, dans l’irréductible singularité de leur histoire,
de leur géographie, de leur quotidien et de leur imaginaire.
Leur portrait est donc indissociable du portrait des gestes, des outils,
des objets, de tous ces riens qui font une âme euphémiquement créole.”
mais des gens de ce pays-ci, dans l’irréductible singularité de leur histoire,
de leur géographie, de leur quotidien et de leur imaginaire.
Leur portrait est donc indissociable du portrait des gestes, des outils,
des objets, de tous ces riens qui font une âme euphémiquement créole.”
À la demande du groupe CCIE Martinique et de Lagencedecom’, je travaille depuis quelque temps autour du thème de “la voiture Toyota à la Martinique”, et de son intégration dans le paysage ethnique et sociologique.
Implantée depuis 35 ans à la Martinique, la marque connaît en effet un grand succès et nombreux sont les martiniquais qui l’ont adoptée à l’instar d’une “figure créole”. Ainsi, certains agriculteurs n’hésitent pas à dire de leur voiture qu’elle a remplacé le mulet dans les mornes…

Aujourd’hui, on trouve encore des modèles de la marque qui fonctionnent depuis plus de 25 ans — un record et une performance quand on connaît les effets d’un climat tropical sur les véhicules. Quelques familles sont devenues “toyotistes” de père en fils… Madame Bayard, marchande de quatre-saisons dont le portrait illustre l’une de ces deux affiches, est si fidèle à Toyota qu’elle a déjà possédé plus de quinze voitures de la marque depuis qu’elle exerce son activité.
Comme une suite logique au travail que j’ai entrepris depuis de longues années à la Martinique, je me suis donc totalement approprié ce projet, qui donnera lieu à une exposition photographique au mois de mars et à la parution d’un ouvrage pour la fin de l’année 2008.