… Au ciel ta chevelure qui se retire solennellement

Des pluies comme on n’en voit jamais plus des noix
Des feux Saint-Elme
Des soleils lamés des nuits murmurées
Des cathédrales aussi

Qui sont des carcasses de grands chevaux rongés
Que la mer a crachés de très loin
Mais que les gens continuent d’adorer

Des tas de choses oubliées

Des tas de choses rêvées
Tandis que nous deux Lointaine-ma-distraite
Nous deux
Dans le paysage nous entrons jamais fané
Plus forts que cent mille ruts.”
Texte : Aimé Césaire, De Forlonge (Corps perdus)
